Si vous lisez cette page, vous avez sans doute déjà signé un mandat exclusif pour votre maison ou votre appartement, à Istres, à Miramas, à Saint-Mitre ou à Fos-sur-Mer. Et en récupérant vos clés trois mois plus tard, vous vous êtes dit : plus jamais.
Je ne vais pas vous réciter les avantages de l'exclusivité. On vous les a déjà récités, et ça n'a rien changé. Je préfère vous dire ce qui s'est probablement passé, et ce que je fais autrement. Vous jugerez.
« Plus jamais d'exclusivité », ce n'est pas un caprice, c'est une conclusion
Je rencontre de plus en plus de propriétaires qui sortent d'une exclusivité qui n'a rien donné. Quand je leur demande ce qui a coincé, j'entends presque toujours les trois mêmes reproches, souvent dans le même ordre.
Ce ne sont pas des questions de confort. Ce sont trois façons de perdre des mois et de l'argent sur la vente d'un bien qui, souvent, finance la suite de votre vie. Prenons-les un par un.
Reproche n°1 : un prix que personne n'a jamais payé
C'est le plus fréquent, et le plus cher.
Un conseiller visite et annonce un chiffre plus haut que les autres. Vous signez avec lui, forcément. Deux mois plus tard, il revient avec une phrase que vous n'oublierez pas : le marché a changé, il faut baisser.
Le marché n'avait pas changé. Ce prix n'avait jamais été un prix de marché. C'était un prix pour obtenir votre signature.
Le coût, ce n'est pas la baisse. C'est que votre bien est resté deux mois en ligne à un prix que personne ne pouvait payer. Quand vous corrigez enfin, l'annonce a déjà été vue et écartée, et les acquéreurs du secteur l'ont classée dans la catégorie « celui qui ne veut pas vraiment vendre ».
Ce que je fais à la place : je pars des ventes réellement signées
Je ne vous donne pas mon avis sur votre bien. Je vous montre ce que vos voisins ont réellement encaissé.
L'État publie la base des Demandes de valeurs foncières : toutes les ventes enregistrées chez le notaire, adresse par adresse, avec la surface et le prix payé. Pas des prix affichés. Des prix signés.
Je vous remets un dossier avec ces ventes, celles de votre quartier, sur des biens comparables au vôtre. Vous avez les mêmes chiffres que moi sous les yeux. Le service est public et gratuit, le lien est en bas de page, vous pouvez tout vérifier vous-même.
Si mon estimation vous paraît basse, vous n'avez pas à me croire sur parole. Vous avez les ventes devant vous.
Reproche n°2 : trois mois sans une seule nouvelle
Vous avez signé, la photo est partie en ligne, et ensuite, plus rien. Vous appeliez, on vous répondait « c'est calme en ce moment ». Vous avez fini par avoir le sentiment très désagréable que votre bien dormait dans un tiroir.
Ce que j'en comprends : il ne se passait effectivement pas grand-chose, et personne n'avait envie de vous l'écrire.
Mon engagement : un point écrit tous les 15 jours, même quand il ne s'est rien passé
Tous les quinze jours, vous recevez un message écrit avec trois informations :
combien de personnes ont vu votre annonce sur la période
combien de contacts elle a générés, et ce qu'ils ont dit
ce que je propose de changer, ou pourquoi je propose de ne rien changer
Si la quinzaine a été vide, vous recevez quand même le message, et il le dit. Une quinzaine sans visite, c'est une information. Deux quinzaines de suite, c'est un signal, et on agit avant la troisième.
Vous n'aurez jamais à m'appeler pour savoir où en est votre vente.
Reproche n°3 : aucun retour après les visites
Trois personnes sont passées chez vous un samedi. Vous avez rangé, vous êtes sorti faire un tour, vous êtes rentré. Et vous n'avez jamais su ce qu'elles en avaient pensé.
C'est celui qui m'agace le plus, parce qu'il ne coûte rien à corriger.
Mon engagement : un retour sous 48 heures, avec les mots des visiteurs
Après chaque visite, vous recevez sous 48 heures ce que les visiteurs ont dit. Pas une synthèse polie. Leurs mots.
Y compris quand c'est désagréable à lire. Si trois personnes de suite trouvent la cuisine trop petite, vous devez l'entendre trois fois. C'est ce qui vous permet de décider : ajuster le prix, changer une photo, ou ne rien bouger parce que la quatrième personne, elle, s'en moque.
Un vendeur qui n'a pas les retours ne peut pas décider. Il peut seulement attendre et s'agacer.
Ce que la loi vous garantit déjà, et qu'on vous a rarement expliqué
Voici le point que presque personne ne vous dit clairement.
Un mandat exclusif ne vous enferme pas jusqu'à la fin des temps. Passé un délai de trois mois à compter de la signature, un mandat qui comporte une clause d'exclusivité peut être dénoncé à tout moment, par vous comme par moi, à condition de prévenir l'autre au moins quinze jours à l'avance, par lettre recommandée avec accusé de réception.
C'est l'article 78 du décret du 20 juillet 1972, pris pour l'application de la loi Hoguet. Le texte impose même que cette possibilité figure sur votre mandat, en caractères très apparents. Le lien vers le texte officiel est en bas de page, vérifiez-le.
Autrement dit : au bout de trois mois, si je n'ai pas tenu ce que je viens d'écrire, vous pouvez me remercier. Sans discussion, sans négociation, sans avoir à vous justifier.
C'est exactement ce que je veux. Une exclusivité qui tient parce que le travail est fait, pas parce que vous êtes coincé.
Ce que l'exclusivité change vraiment, une fois le risque écarté
Un seul prix affiché. Un bien confié à trois agences, c'est trois annonces du même logement, souvent à trois prix différents et trois séries de photos. Le message que reçoit l'acquéreur n'est pas « ce bien est bien diffusé », c'est « le vendeur est pressé, et le prix se négocie ». Vous perdez votre position avant la première visite.
Un seul interlocuteur qui répond de tout. Sur un bien partagé, quand ça n'avance pas, chacun peut renvoyer la faute sur le prix, sur le marché ou sur l'autre agence. En exclusivité, il n'y a personne derrière qui se cacher. C'est moi.
Un vrai budget de travail sur votre bien. Les photos, la vidéo, la mise en avant, le temps passé à rappeler les acquéreurs de mon fichier : tout cela se décide beaucoup plus facilement quand on sait qu'on ira au bout du dossier.
Comment on commence, sans rien signer
Le premier rendez-vous ne sert pas à signer un mandat. Il sert à ce que vous ayez le prix réel de votre bien entre les mains.
Je viens, je visite, et je repars. Vous recevez ensuite votre dossier d'estimation, avec les ventes réellement signées autour de chez vous. Il est à vous, même si vous décidez de vendre seul, ou avec quelqu'un d'autre.
Si à ce moment-là vous avez envie de continuer avec moi, on parlera du mandat. Pas avant.
Vous pouvez réserver ce rendez-vous directement dans mon agenda :Prendre rendez-vous pour une estimation
Emmanuelle Tchernych, conseillère immobilière Capifrance à Istres. J'interviens d'Istres à la Côte Bleue et jusqu'aux Alpilles.
Sources
Possibilité de dénoncer un mandat exclusif passé trois mois, avec préavis de quinze jours par lettre recommandée : article 78 du décret n°72-678 du 20 juillet 1972, Légifrance, version en vigueur depuis le 1er juillet 2015, consultée le 7 septembre 2026
Prix des ventes réellement enregistrées chez le notaire, consultables par adresse : base Demandes de valeurs foncières, app.dvf.etalab.gouv.fr, service public gratuit, consulté le 7 septembre 2026
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